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ARALIACEAE
Dans les livres anciens de médecine chinoise, le
ginseng était déjà une plante médicinale renommée.
Il "régulait" les 5 viscères, équilibrait l'énergie vitale, renforçant l'esprit,
rendant courageux et généreux, résistant aux poisons; faisait briller les
yeux et augmentait l'intelligence et la compréhension.
Actuellement on le dit plus simplement "adaptogène" et antiasthénique (voir
lexique) .
Le ginseng vient de Corée, mais le genre panax comporte d'autres espèces voisines
et assimilées pharmacologiquement au véritable ginseng;
en Amérique du Nord on cultive P. QUINQUEFOLIUM, dans le sud-ouest de la Chine
et au Vietnam, P. NOTOGINSENG, au Japon et dans l'Himalaya des variétés de
P. PSEUDOGINSENG.
Le ginseng sauvage, petite plante herbacée à feuilles palmatilobées,
à ombelle de fleurs blanches et baies rouges, est totalement surexploité et
désormais cultivé (en grand) notamment au USA (ex 700 à 800 tonnes en 1990
au Wisconsin).
La partie recherchée, la racine, est cylindrique, ramifiée plus ou moins recourbée
avec parfois un aspect anthropomorphe ou phallique (selon les observateurs).
Le ginseng blanc est seulement séché, le ginseng rouge est d'abord chauffé
étuvé, ce qui lui donne la coloration rouge, puis séché.
L'éleuthérocoque ou ginseng de Sibérie est une plante buissonnante et épineuse
répandue de la Sibérie Orientale jusqu'à la Corée et au Shanxi en Chine. La
partie utilisée est également la racine.
Le ginseng a été beaucoup étudié, de nombreux composés ont été décrits,
leur métabolisme suivi chez l'homme et l'animal, mais il est difficile de relier
l'action pharmacologique et la composition chimique de cette plante. Pour compliquer
la situation, tous les ginseng n'ont pas la même composition.
La majorité des auteurs pense que les saponosides (voir lexique) sont
les composés actifs (ginsénosides), mais il n'y en a pas dans l'éleuthérocoque(!!).
D'autres auteurs, Coréens, pensent qu'en fait ce serait certains composés phénoliques
qui seraient actifs, et ils se réfèrent à la tradition chinoise qui spécifie
que la racine de ginseng doit être impérativement préparée sans contact avec
le fer (récipient ou couteau). Ces auteurs relient l'ensemble des propriétés
adaptogènes de la plante à la présence de composés antioxydants (anti radicaux
libres (voir lexique)) phénoliques. Les ginsénosides n'ont pas de propriétés
antioxydantes.
Des expériences sur la souris ont confirmé cette thèse:
Dans d'autres plantes médicinales, et non des moindres (ex la valériane), les
composants chimiques pris isolément n'expliquent pas l'action pharmacologique
observée chez l'animal ou l'homme. Dans ces cas on peut imaginer que c'est l'association
de plusieurs composants ou l'action de leurs dérivés métaboliques qui est pharmacologiquement
efficace.
On trouve de nombreuses préparations à base de ginseng, généralement sous forme de poudre conditionnée en gélules de 250-500 mg; une posologie moyenne serait 1 g de poudre de ginseng par jour avec la possibilité de doubler cette quantité (2 g par jour). On limitera la durée de la cure à 3 mois au plus car, à plus long terme, on peut observer des effets secondaires indésirables du type imprégnation par les corticoïdes. Les extraits de ginseng sont très souvent associés à d'autres phytomédicaments : antiasthéniques, antiartérioscléreux, antisénescence et aussi aux vitamines et oligo-éléments.
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Pour oublier la fatigue et rester jeune Le ginseng, originaire de Corée et de Chine, fait partie
depuis longtemps de la médecine chinoise. |