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Vivace et très commun dans les champs, les prairies, les bords des chemins, il s'accomode aussi des climats plus rigoureux ou sub tropicaux où i lest beaucoup plus rare. Son port est typique, les feuilles basilaires disposées en rosette sont plus ou moins découpées en lobes inégaux, la fleur est jaune et à maturité les graines (akènes) s'échappent, portées par le vent grâce à de fines aigrettes très caractéristiques. La racine pivotante est forte et longue; la plante coupée excrète un latex blanchâtre.
Dans toutes les parties de la plante, on trouve
des lactones sesquiterpèniques (voir lexique) particulièrement amères
(germacranolides et eudesmanolides) et des alcools terpéniques (voir lexique)
pentacycliques (taraxostérol et leurs dérivés).
La racine est riche en inuline ( 40% en automne) et en fructose (surtout au
printemps), les feuilles vertes sont riches en manganèse.
La tradition et des expériences anciennes font considérer le pissenlit comme un cholagogue par sa racine et un cholérétique (voir lexique) par ses feuilles. La plante entière associe ces deux propriétés, elle accroît la contractibilité vésiculaire tout en augmentant la quantité de bile déversée dans l'intestin. L'inuline, substance de stockage du carbone fixé par la photosynthèse (comme l'amidon) n'est pas digestible, elle traverse le tube digestif humain sans être dégradée ou absorbée. Par voie I.V. elle est aussi très stable et est éliminée par voie rénale sans modification.
Son utilisation en Europe est relativement récente (16 ième siècle); ses propriétés cholérétiques et cholagogues le font employer dans toutes les affections chroniques du foie et dans certains ictères : insuffisance hépatique, lithiase biliaire, angiocholite, hépatite infectieuse mais aussi pour soulager de la constipation et des migraines digestives. On le considère comme un anti-artérioscléreux, légèrement anti-diabétique.Il entre dans la composition de phytomédicaments à visée hépatobiliaire mais on peut aussi le préparer en le récoltant soi-même.
Décoction (voir lexique):
La teinture mère homéopathique (voir lexique) est souple d'emploi: TARAXACUM T.M. 50 à 150 gouttes par jour souvent en association avec ROSMARINUS et CYNARA.
Certains phytothérapeutes classiques (Leclerc) prônaient largement l'emploi du pissenlit non seulement dans les troubles hépatiques évidents mais aussi dans d'autres troubles qui leur paraissaient associés (ex certaines dermatoses) et le considéraientt comme un excellent dépuratif (voir lexique). Enfin on peut recommander la salade de jeunes feuilles printanières, moins amères et pleines de magnésium, de vitamines A et C .
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Remède de l'insuffisance hépatique et biliaire Le pissenlit est commun dans le monde entier ; les jeunes feuilles
sont comestibles et contiennent vitamine A et C ainsi que du magnésium. |