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Connus depuis longtemps des indiens d'Amérique tropicale comme plante médicinale très amère, c'est récemment (1970-1980) que leurs importantes propriétés pharmacologiques ont été partiellement étudiées.
Qassia amara est originaire du nord de l'Amérique du sud et du littoral des Guyanes, c'est un petit arbre aux fleurs rouges assez souvent cultivé autour des habitations.
Simarouba amara, l'acajou amer ou acajou blanc, n'est pas rare aux Antilles et en Guyane, il peut devenir assez grand avec un tronc droit et nu; on apprécie son bois très blanc, léger et solide, en menuiserie. Il est particulièrement résistant aux attaques des champignons et des insectes; certaines populations créoles l'utilisaient spécialement comme bois de cercueil.
Beaucoup d'espèces du genre Simaba sont endémiques des forêts amazoniennes et du nord de l'Amérique du sud (Guyane, Orénoque), elles sont encore peu connues et leur détermination botanique est parfois difficile.
Tous ces représentants des Simaroubaceae et d'autres genres voisins (picrolemnia, picrasma, picramnia) renferment de nombreux produits pharmacologiquement actifs; ceux qui actuellement paraissent les plus intéressants sont les quassinoïdes; on trouve aussi de nombreux alcaloïdes (voir lexique).
Les quassinoïdes sont des composés très amers au squelette chimique triterpénique (voir lexique). La plupart ont 19 à 20 atomes de carbone.
Un des premiers étudiés fut la quassine, depuis on a en décrit beaucoup : brucéine, brucéantine, sergéolide, cédronine, cédronoline, dérivés de la chaparrine, simarolide, dérivés de la glaucarubine ...
Beaucoup possèdent des propriétés cytostatiques (voir lexique) (anti-cancéreuse, anti-leucémique), des propriétés antivirales, antipaludiques et même anti-amibiennes.
Certaines molécules ont été plus spécialement étudiées et parfois même testées avec espoir en clinique humaine ( ex: brucéantine, sergéolide, National Cancer Institute USA ). La quassine n'a pas d'activité antitumorale marquée mais c'est un insecticide au même titre que la glaucarubinone extraite du simarouba.
On n'a pas encore trouvé d'application clinique usuelle pour les quassinoïdes, néanmoins le quassia et le simarouba sont inscrits depuis longtemps à la pharmacopée française comme toniques amers. Certains phytomédicaments en contiennent ou des préparations très anciennes comme la "quintonine".Aux Antilles et en Guyane, on prépare des boissons à base d'écorce ou de copeaux de bois en infusion aqueuse ou en macération (voir lexique) dans du rhum. On les considère comme toniques, fébrifuges (voir lexique) et vermifuges. Par analogie avec l'amertume de la quinine, on les prends comme antipaludiques même si l'action antiplasmodiale est faible voir nulle.
La décoction aqueuse d'écorce ou de bois sert en lavage externe comme antiparasitaire et répulsif contre les insectes. La macération du bois de simarouba dans le rhum sert à combattre les douleurs dentaires apparemment mieux que le rhum seul.
Il fut un temps ou on utilisait le simarouba comme anti-dysentérique (pendant les graves épidémies en Guyane au 18 et 19ème siècles), enfin plus anecdotique, le fruit de certains simaba est comestible et c'est un très bon appât à poisson (simaba multiflora = simaba guyanensis).
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Des arbres tropicaux au bois médicinal Les quassia sont des grands arbres de la forêt équatoriale
souvent exploités pour leur bois résistant aux insectes
et dont on extrait beaucoup de substances au potentiel pharmacologique
intéressant. |