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Végétaux tropicaux-équatoriaux, les clusiaceae sont
essentiellement des arbres ou des arbustes, parfois épiphytes, "étranglant"
leur support et développant des racines aériennes (genre Clusia);
le plus souvent de grands arbres de la forêt humide, des littoraux marécageux
ou des plages coralliennes ;
La majorité des clusiaceae sécrètent du latex ou des exsudats (on les
appelait anciennement les guttifères), certaines sont toxiques (flèches empoisonnées
en Amérique du sud), beaucoup sont médicinales, mais peu ont été réellement
étudiées ou évaluées en thérapeutique, malgré leur utilisation en médecine
traditionnelle.
Citons par exemple :
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Un arbre vénéré à l'amande médicinale Le tamanu est un grand arbre commun de la zone Pacifique et de l'Asie tropicale. L'huile que l'on extrait des amandes de son fruit, un mélange de corps gras et de composés aromatiques, est un bon régénérateur des tissus, utile pour aider à cicatriser les ulcères chroniques de la peau. C'est aussi un liniment anti-inflammatoire, un protecteur cutané soignant beaucoup de dermatoses chroniques, les brûlures, et calmant les inflammations hémorroïdaires ou les fissures anales. |

Les fruits, assez nombreux, souvent en grappes, sont des drupes sphériques ou légèrement ovoïdes de 30 à 40 mm de diamètre ; la pulpe peu épaisse et comestible (verte ou jaune) recouvre une noix à coque mince qui renferme une amande (jaune crème) dont on distingue bien les deux cotylédons.
Le tamanu était un arbre sacré en Polynésie, on
le plantait dans l'enceinte des "marae" (lieux sacrés); c'était un
arbre rigoureusement "tabu" donc inutilisable par le commun des mortels, son
bois ne pouvait servir qu'à la sculpture d'idoles, de "tiki".
Grâce à cette protection, les tamanu sont devenus très nombreux dans toutes
les îles où les navigateurs polynésiens les plantèrent, à Tahiti ils formaient
de magnifiques forêts. Vint la conversion au christianisme des Polynésiens,
la chute des idoles et l'exploitation intensive de ces arbres au bois estimé
par les charpentiers de marine, les constructeurs en tous genres et plus récemment
les artistes sculpteurs polynésiens. Les grands tamanu sont maintenant rares
à Tahiti.
L'amande de tamanu fraîche contient peu d'huile extractible, par contre, après séchage prolongé et maturation des graines, on peut en extraire une huile abondante (50 à 60% du poids sec) de teinte jaune verte à vert foncé et d'odeur légèrement aromatique.
On y trouve :
Cette huile non raffinée s'apparente pour certains auteurs à un baume (mais le terme est impropre), pour d'autres c'est tout simplement une huile grasse aromatique.
On lui reconnaît plusieurs propriétés médicinales :
L'huile de tamanu est légèrement rubéfiante, elle
donne une sensation de chaleur voire une légère inflammation après application
sur les peaux sensibles, chez les enfants, sur le visage.
Le tamanu sécrète aussi plus ou moins spontanément une résine verte qui apparaît
dans les fissures de l'écorce mais pour laquelle je n'ai pas trouvé d'information
pharmacologique.
L'huile de tamanu peut donner d'excellents résultats :
en applications locales sur :
D'autres utilisations plus anciennes, imprécises ou non vérifiées :
On trouve assez facilement sur le marché international l'huile brute
de tamanu que l'on peut utiliser comme telle ou après dilution dans d'autres
huiles médicinales ou cosmétiques.
Attention, le pouvoir médicinal de l'huile de tamanu est fortement diminué
(surtout la capacité a régénérer les tissus) quand l'huile est purifiée (sans
résine), elle est alors incolore ou d'un jaune pâle sans odeur aromatique.