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Ce bel arbre qui peut atteindre 20 m, possède un tronc assez court et
des branches qui ont tendance à s'infléchir jusqu'au sol, le feuillage est
semi-caduque, les folioles desséchés recouvrent le sol autour de l'arbre ;
il n'y a généralement pas de végétation adventice.
Les fleurs zygomorphes (voir lexique) sont rougeâtres; le fruit, une
gousse pendante un peu comprimée, initialement brun-vert prend la couleur
rouille à maturité. L'épiderme devient cassant et à l'intérieur, la pulpe
jaune-brunâtre entoure des graines (5 à 10), rouge brun à noir, lisses et
brillantes.
La pulpe représente
40% de la gousse, elle est riche en pectine (voir lexique) et en sucres
simples (20 à 40%).
Parmi les acides organiques et les sels qu'elle renferme, l'acide tartrique
et le bitartrate de potassium sont les plus importants et responsables de
son pouvoir laxatif.
Certaines gousses sont douces et sucrées, d'autres sont très acides ou âcres
selon les arbres et le degré de maturité.
Des composés terpéniques (voir lexique) lui donnent une légère odeur
aromatique.
La pulpe fraiche, laxatif doux, se consomme:
L'extrait sec de tamarin entre dans la composition de nombreux phytomédicaments à visée laxative, en général associé à des composés anthracénosiques (voir lexique)(ex séné).
La pulpe de tamarin est aussi un condiment, surtout chez les anglosaxons, curry, conserve de viande ou de légume, chutney (avec des mangues) et diverses sauces. On peut consommer les jeunes feuilles et fleurs, en salade ou en soupe.L'écorce, riche en tanins, est prescrite en décoction comme astringent (voir lexique), par ex : un morceau d'écorce de 15 cm sur 2 à 3 cm dans un litre d'eau, 1/2 heure de cuisson, 2 heures de macération.
Cette décoction très astringente peut servir :
Plus anecdotique: la décoction de racine serait aphrodisiaque (!?): 40 g de racine dans un litre d'eau, une tasse 2 à 3 fois par jour. La macération d'écorce calmerait l'asthme bronchique. L'infusion de feuilles serait hypoglycémiante (voir lexique).
Originaire d'Afrique, malgré son nom, le tamarinier se rencontre à l'état sauvage dans les savanes sèches;
Le tamarinier est très répandu et devient facilement
subspontané, il supporte les climats arides et les sols pauvres (grâce à ses
mycorhyzes (voir lexique)) et pousse aussi bien sur les atolls polynésiens,
en bordure de mer, que sur les pentes montagneuses des Tropiques.
En Afrique il semble préférer les abords des grandes termitières et s'associe
parfois au baobab.
On le plante fréquemment dans les jardins et les parcs, c'est un arbre qui
peut vivre des siècles.
il fut introduit il y a longtemps aux Indes puis dispersé par les Arabes et les Européens dans le reste du monde tropical et subtropical.
Les graines contiennent 65 à 70 % de polysaccharides, 15 à 20% de proteines et 3 à 5% d'une huile semiseccative. Elles sont comestibles après cuisson, bouillies ou grillées, on peut même les moudre et obtenir une farine. Actuellement c'est plutôt une matière industrielle, une gomme (après broyage et concassage des graines préalablement chauffées) qui forme avec l'eau des solutions pseudo plastiques, visqueuses, qui trouvent un usage dans certaines industries alimentaires et non alimentaires (papeterie, textile).
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Pour éviter la constipation Le tamarinier est un grand arbre tropical qui porte des fruits-gousses
à la pulpe sucrée dont on fait une boisson rafraîchissante
ou de la confiture. |
